C'est en 1647, dans cette résidence papale, que le Pape Urbain VIII envoya ses deux neveux cardinaux en pénitence

pour faire oublier leurs frasques dans la cour romaine...

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la Pré Fantasti

Ils s'adonnaient en effet à l'alchimie (tentative de transformation du plomb en or), pratique interdite à l'époque et sévèrement punie. 

Mais les deux frères étendirent leur activité à la vente d'un élixir de vie, dont ils se disputèrent les larges bénéfices : l'un lança une fiole de vitriol au visage de l'autre qui mourut à proximité de la demeure dans les affreuses souffrances qu'on imagine.

 

 

Depuis, la légende veut que son fantôme hante ces lieux, bien sûr, désertés de tous. Jusqu'au jour où un certain Marius Jouve, riche propriétaire du Barroux, revenant de Caromb décida de s'y reposer et où il y fut assassiné (début du XXe siècle).

Cette ancienne résidence papale prit alors le triste nom de « Maison Hantée » ou « Pré Fantasti » s'inscrivant ainsi dans la légende et le patrimoine du village.


 

Le génial poète et écrivain comtadin, André de Richaud, en fit le sujet de la 2e partie de son livre « La Barrette Rouge » avec tout le talent qu'on lui connaît, et fit entrer « la Préfantasti » dans l'histoire de la littérature nationale ! Richaud est un conteur de village dont les «récits veulent flamber en poèmes» a écrit son ami Cocteau.

André de Richaud a sa rue à Caromb.

Aujourd'hui, le domaine de la Pré Fantasti est mis en valeur pour la richesse des espèces végétales anciennes qu'il renferme et pour la qualité architecturale de cette demeure historique qui domine la plaine comtadine et dessine sa belle silhouette jusqu'au delà du Rhône

 

 

la Pré Fantasti

 

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