Visite guidée  ›  Sentier de découverte de La Pré Fantasti  ›  Les carrières

Front rocheux d'extraction de la Pierre de caromb
Front rocheux d'extraction de la Pierre de caromb

Les carrières

LES CARRIERES ET LA PIERRE DE CAROMB

 

Caromb est cité pour la première fois dans un acte du début du XIe siècle sous la forme latine « Carumbum». Ce nom serait peut-être forgé sur la racine pré-celtique Kar signifiant «pierre». En provençal, le mot «Cayron» désigne un bloc de pierre de taille.

 

 

 

  • UNE EMPREINTE PAYSAGERE

Caromb est liée à l'extraction de la pierre depuis le Moyen Âge et même dès l’Antiquité, comme l'ont prouvé de récentes recherches menées par le CNRS. De nombreuses carrières à ciel ouvert, plus ou moins occultées par la végétation, et quelques galeries souterraines aujourd’hui partiellement effondrées, marquent le paysage et témoignent de cette formidable activité.

  • UNE EMPREINTE ECONOMIQUE ET SOCIALE

Jusqu'au XIXe siècle, les activités d’exploitation et de commercialisation de la pierre ont permis de faire vivre de nombreux Carombais. Les archives nous révèlent l'existence de véritables dynasties de carriers ayant tenu une place importante dans la société locale, comme en témoignent les imposants vestiges du manoir de la Pré Fantasti.

  • UNE EMPREINTE SYMBOLIQUE

L’activité des carriers a laissé une empreinte symbolique sur le blason du village puisque trois pierres de taille, trois cayrons, y figurent depuis le XVe siècle au moins.

 

LES CARRIÈRES DE PIERRE DU LIEU-DIT LES PÉIRIÈRES

Les carrières de Caromb commencent à livrer leurs secrets.

Le site d'extraction   s'étendait autrefois sur 5,5 hectares. La majeure partie des carrières étaient à ciel ouvert. Aujourd'hui, seuls des talus, plus ou moins lisibles dans le paysage, nous renseignent sur l'histoire du lieu.

Des fronts rocheux correspondant aux zones d'extraction de la pierre. Ils sont globalement parallèles et de direction est-ouest. Ils délimitent des terrasses qui donnent au site cet aspect étagé.

Les empreintes d'outils retrouvées sur les pierres laissent à penser que le lieu est exploité dès l’Antiquité.

Le site des Peirières aurait ainsi connu au cours de son existence plusieurs phases de développement et d'abandon, comme tendrait à le prouver la présence d'un épais remblai dans plusieurs fronts rocheux.



 

  • UNE PIERRE TRÉS ESTIMÉE

La réputation de la pierre de Caromb n'est plus à faire. C'est un calcaire coquillier, dur, à gros grains, de couleur jaune, blanche ou grise. Il fut souvent employé en raison de sa relative imperméabilité et la possibilité de produire des blocs de très grande dimensions (jusqu’à 2 m - voire même 4 à 5 m selon un auteur du XIXe siècle). A partir du XVIIIe siècle pour des raisons qui nous échappent encore, son utilisation a lentement décliné pour disparaître au profit de la pierre de Crillon-le-Brave. Mais sa présence est encore bien visible dans de nombreux monuments de la région : église de Caromb, fortifications de Mazan et Carpentras, couvent des Dominicains de Carpentras, dallage et couverture du palais des Papes d'Avignon, église de Bédoin...

 

 

Sources des données : Service Régional de l’Archéologie de Provence, Alpes et Côte d’Azur, Service d’Archéologie du Département de Vaucluse, Laboratoire d’Archéologie Médievale Méditerranéenne (CNRS), Centre Interégional de Conservation et de Restauration du Patrimoine, Laboratoire de Recherche des Monuments Historiques